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Nouvelles

Toutes les dernières nouvelles et informations sur les CFQ ainsi que sur les sujets qui touchent de près les femmes, les familles et la transmission du patrimoine culturel et artisanal.

95 ans d'histoire et de solidarité

Textes : Isabelle Simard

C'est le 25 février 1915 à Chicoutimi que le premier Cercle des CFQ est né. Toujours de leur temps avec leurs 37 000 membres, réparties dans 675 Cercles et 25 Fédérations, les CFQ forment aujourd'hui la plus grande association de femmes au Québec.

Les Cercles de Fermières du Québec célèbrent, en 2010, leur 95e anniversaire. Un sentiment de fierté anime les 37 000 membres réparties dans 675 Cercles aux quatre coins du Québec. Plus que jamais, elles ont envie de crier haut et fort leur appartenance à la plus grande association féminine de la province et de renforcer ce lien de solidarité qu'elles ont solidement tissé ensemble, au fil des décennies.

Autrefois à vocation essentiellement agricole, les Cercles sont devenus de véritables écoles de vie, avec des cours touchant à tous les horizons, de l'artisanat à la santé, en passant par les communications et l'administration.

Cette transformation graduelle s'est faite à mesure que l'Association, tel un enfant qui grandit, a pris ses distances avec l'État. Aujourd'hui parfaitement autonome, l'Association est semblable à une adulte en pleine possession de ses moyens, qui sait d'où elle vient, où elle va, qui comprend le monde qui l'entoure et participe à son évolution.

À bien y penser, s'il fallait décrire en un mot cet organisme unique en son genre qui célèbre cette année ses 95 ans, ce mot serait AUTONOMIE. Pas une autonomie fermée sur elle-même, mais l'autonomie la plus noble qui soit : au service de la solidarité.

Dans ce numéro, l'Actuelle présente les faits saillants des 20 dernières années des CFQ. Miroir des grandes préoccupations de l'Association, le magazine tourne à son tour une page importante de son histoire puisqu'il fête cette année ses 20 ans.

Que réserve l'avenir aux CFQ ? Une chose est sûre, l'Association a encore et toujours sa raison d'être et, en cette année du 95e, chacune des membres doit se faire un point d'honneur de faire grandir dans son coeur la fierté d'appartenir à un organisme encore bien de son temps.

Les faits saillants, de 1990 à 2010

Au début des années 1990, il apparaît évident pour les CFQ qu'il faudra désormais se préoccuper de conserver les membres, sans quoi l'Association risque de décliner. Une fois de plus, telles des abeilles qui travaillent sans relâche, les membres des CFQ mettent la main à la pâte pour pallier la baisse des effectifs. Elles unissent leurs forces pour recruter de nouvelles membres.

Cécile Labrecque, du Cercle Charlesbourg (Féd. 25), présidente provinciale de 1990 à 1992.

On doit à Cécile Labrecque, présidente provinciale de 1990 à 1992, les premiers concours visant à favoriser le recrutement. Avec son équipe, Mme Labrecque voit à l'organisation bureautique des Fédérations afin d'assurer l'efficacité de l'administration entre les différents paliers de l'Association.

« Nous avons doté chacune des Fédérations d'un ordinateur, d'une imprimante, d'un photocopieur et d'un télécopieur. Cette décision importante a permis à l'Association d'améliorer grandement ses communications. Il s'agissait d'un investissement majeur, mais primordial aux yeux des administratrices », explique Cécile Labrecque, du Cercle Charlesbourg (Féd. 25).

Louise Déziel-Fortin, du Cercle Saint-Joseph-d'Alma (Féd. 20), présidente provinciale de 1992 à 1994 et de 1995 à 1997.

En 1992, Louise Déziel-Fortin, membre du Cercle Saint-Joseph-d'Alma (Féd. 20), est élue à la présidence provinciale des CFQ. Pour cette 11e présidente, les jours seront moins roses. Cette dernière apprend, en 1993, que le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ) met fin aux subventions dont l'Association avait pu bénéficier depuis sa fondation.

En effet, l'Association, qui devait déjà financer les formatrices en régions en remplacement des techniciennes du MAPAQ, voit alors le couperet tomber sur les subventions qui permettaient la tenue du Concours d'artisanat textile du Québec, volets collectif et individuel. Qu'à cela ne tienne ! Nos infatigables abeilles reprennent le collier en créant le Concours d'artisanat textile des CFQ et le Concours « spécial ».

Objectif « visibilité »

Pour offrir une plus grande visibilité aux CFQ, l'équipe de Mme Fortin s'implique socialement en collaborant activement à plusieurs commissions parlementaires. Les CFQ participent au Salon de la femme ainsi qu'au Salon du livre de Montréal. Une première vidéocassette promotionnelle voit le jour. Les membres des CFQ ne manquent aucune occasion de se faire connaître du public en participant à plusieurs émissions de télévision.

Afin de développer un lien avec les jeunes femmes, les CFQ offrent leur soutien à la Fondation OLO, dont l'objectif est d'apporter un supplément alimentaire aux femmes enceintes issues de milieux défavorisés.

Suzanne Gauthier-Paquin, du Cercle Notre-Dame-des-Anges (Féd. 24), présidente provinciale de 1994 à 1995.

De 1994 à 1995, Suzanne Gauthier-Paquin, membre du Cercle Notre-Dame-des-Anges (Féd. 24), assure à son tour la présidence provinciale des CFQ. Riche d'une expérience à différents postes au sein du Conseil exécutif provincial, elle devient la 12e présidente. Durant son mandat, une nouvelle publication voit le jour, Les Arts textiles - Trésors du patrimoine. Par ailleurs, grâce à la générosité des membres, partout au Québec, des milliers de jeunes sont initiés tous les ans aux rudiments, aux joies et aux beautés du fait main.

Réflexion sur l'avenir

En 1994, comme il est tout à fait normal de le faire dans tout organisme démocratique qui cherche à assurer son avenir, les CFQ tiennent un congrès d'orientation à Québec. Ce congrès est précédé d'un grand remue-méninges échelonné sur plus d'un an. Toutes les membres de la base sont alors consultées sur les aspects clés de ce qui constitue l'Association : son nom, sa mission, ses Règlements généraux, son logo, etc.

« Cette laborieuse réflexion nous a permis d'établir de nouveaux règlements et de moderniser nos structures. À la suite de cette réflexion, nous avons créé le premier Comité spécial Recrutement », précise Mme Déziel-Fortin, qui a repris le flambeau à la présidence, de 1995 à 1997.

Ce vaste exercice n'a pas mené à des changements radicaux, mais a plutôt été l'apanage de l'évolution des CFQ, au fil des ans : un heureux mélange de tradition et d'ouverture d'esprit. Encore aujourd'hui, notamment par le biais des Congrès provinciaux, les membres de la base peuvent faire valoir leur point de vue sur différents aspects de l'Association. Le Congrès provincial attire bon an mal an environ un millier de participantes, ce qui en fait l'un des plus grands congrès d'organisme de la province.

Les communications : une priorité !

En 1997, Yolande Labrie, membre du Cercle Saint-Damien (Féd. 04) devient la 14e présidente des CFQ. Elle exercera cette fonction jusqu'en 2003. Ses six années de présidence sont marquées par un accroissement important des communications. La création du site Internet en 1998 constitue le premier jalon de cette ère.

Yolande Labrie, du Cercle Saint-Damien (Féd. 04), présidente provinciale de 1997 à 2003. Elle occupe de nouveau cette fonction depuis 2009.

En 1999, le matériel promotionnel prend une nouvelle forme. On lui attribue le thème Nous sommes des perles rares. Pour marquer le 85e anniversaire de fondation, une exposition majestueuse démontrant le savoir-faire des membres est présentée à l'occasion d'Expo-Québec, au Pavillon des Arts. Cette même année débute l'émission télévisée l'Actuelle, diffusée à Canal Vox.

En 2002, une publicité présentant les CFQ comme une Association bien de son temps est tournée lors du Congrès provincial se déroulant à Saint-Georges-de-Beauce, pour être ensuite diffusée à l'automne sur le réseau LCN. Toutes ces actions de visibilité portent des fruits, si bien qu'entre 2000 et 2005, les effectifs des CFQ augmentent considérablement. En 2000-2001, une grande consultation est faite auprès des Cercles en vue de réviser les Règlements généraux de l'Association.

Georgette Girard, du Cercle Saint-Rosaire-de-Jonquière (Féd. 20), présidente provinciale de 2003 à 2009.

En 2003, lors du Congrès provincial tenu à Trois-Rivières, est élue la 15e présidente des CFQ, Georgette Girard, membre du Cercle Saint-Rosaire-de-Jonquière (Féd. 20). En 2005, elle voit à la célébration du 90e anniversaire des CFQ afin de valoriser la fierté des membres. Soucieuse de la nécessité de l'autonomie financière des Cercles de Fermières du Québec, elle voit aussi à la publication du livre Techniques pour mieux cuisiner. La transmission du patrimoine artisanal et culturel est primordiale pour elle. Ainsi, sous sa présidence, le mandat de réaliser un ouvrage sur les techniques de tissage est confié à Yolande Labrie. Le livre est achevé en juillet 2009, marquant la fin de son engagement comme présidente.

En 2009, Yolande Labrie, revient à la tête de l'Association et devient ainsi la 16e présidente provinciale. De nombreux défis l'attendent. D'où l'importance d'inciter toutes les membres à agir positivement pour assurer un demain rempli d'espoir pour les Cercles de Fermières du Québec. Sa première préoccupation est de faire jaillir dans le coeur de chacune des membres la fierté envers les CFQ et de susciter l'engagement, par des actions généreuses, afin de promouvoir la lancée de cette association vers un centenaire qui saura démontrer toute son importance au sein de la société québécoise.

L'Actuelle, miroir des préoccupations des CFQ

Tel un miroir, il reflète les préoccupations des membres des Cercles de Fermières du Québec depuis 20 ans. Il informe ses lectrices sur des sujets pertinents pour les femmes et suscite des réflexions dans les Cercles afin de garder bien vivante la mission première des CFQ : améliorer les conditions de vie des femmes et des familles. Sa section artisanale ravive la passion de milliers d'artisanes qui, à leur tour, se font un devoir de transmettre le patrimoine artisanal et culturel du Québec aux générations futures. L'Actuelle demeure, pour les CFQ, le plus grand outil de communication avec les membres et le public.

C'est en 1990 que les CFQ prennent en charge l'édition de leur magazine. Un concours est lancé afin de lui trouver un nom qui représente bien la vision de l'Association. Le choix se pose sur L'Actuel ; ce nom se féminisera en 1995 pour devenir l'Actuelle.

En 1990, Noëlla Huot, du Cercle Marieville (Féd. 10), est à la présidence du Conseil exécutif provincial (CEP) des Cercles de Fermières du Québec. « À l'époque, La revue des Fermières, une publication des Éditions Pénélope, nous accordait quelques pages pour aborder des questions en lien avec les préoccupations de notre Association. Nous n'avions aucun contrôle sur le contenu du magazine. C'est au terme de longues discussions et de débats houleux, que les membres du Conseil d'administration provincial ont voté pour la création d'un magazine officiel des CFQ », raconte-t-elle.

Enfin, les CFQ se donnent le plein contrôle du contenu de leur magazine. Les CFQ peuvent relater les faits et gestes de l'Association et motiver les troupes, à l'aube d'une période marquée par un déclin du nombre de membres. Les dossiers et rubriques présentés dans le magazine reflètent parfaitement les préoccupations des CFQ.

Les CFQ s'associent à l'entreprise Tadam design graphique pour l'édition de leur nouveau magazine. Un premier comité de rédaction voit le jour, formé de membres en provenance du CEP et des Conseils d'administration régionaux. Un long travail d'apprentissage s'amorce pour les membres de ce comité, qui doivent se familiariser avec les rouages de l'édition d'un magazine.


L'équipe de Tadam design graphique : Kathy Lafrance, coordonnatrice, Vivianne Roy, styliste, Benoît Thériault, concepteur graphique et Rémy Boily, photographe.

« Je me rappelle qu'à cette époque, nos réunions s'étiraient sur des journées complètes. Tous les textes étaient passés au peigne fin. La correction se faisait durant les réunions. Avec les années, nous avons allégé cette formule et trouvé de nouvelles méthodes de travail plus efficaces », explique Renel Bouchard, président de Tadam design graphique.

Vingt ans plus tard...

Vingt ans plus tard, le magazine conserve son objectif initial. Il sert toujours de véhicule d'information pour ses membres qui ont à coeur de suivre ce qui se passe à tous les niveaux de l'Association. En plus des nombreux dossiers et des articles publiés dans la section générale, le magazine présente un supplément dédié aux CFQ. On y trouve notamment des messages des membres du Comité exécutif provincial, de même que des photos illustrant la vie dans les Cercles. Chaque année, un supplément spécial d'une vingtaine de pages rapporte les grands moments du Congrès provincial des CFQ et présente les grandes gagnantes du Concours d'artisanat textile des CFQ et du Concours « spécial ».

Le magazine l'Actuelle est publié à cinq reprises durant l'année. Au printemps, une réunion du comité de rédaction est consacrée à la planification du prochain volume. Les membres du comité se penchent sur les grands thèmes qui seront abordés tout au long de la prochaine année. Il faut savoir que chaque volume débute avec le numéro de novembre/décembre et se termine avec le numéro de septembre/octobre.

Le comité de rédaction se réunit au Siège social des CFQ à quatre reprises durant l'année. Durant la période de production de chacun des numéros, la rédactrice du magazine, Isabelle Simard, voit au bon déroulement de la production du magazine. Elle reçoit les textes des chroniqueurs et des membres du CEP, rédige les dossiers et reportages, détermine l'emplacement des textes et photographies, avant d'acheminer les textes à l'équipe en charge de l'infographie. Une fois l'étape du montage graphique terminée, chacune des pages est passée au peigne fin par la correctrice du magazine, Sophie Gagnon. Deux séries d'épreuves sont acheminées par la poste à chacune des membres du comité de rédaction afin qu'elles puissent à leur tour transmettre leurs corrections à la rédactrice avant l'impression du magazine. Une vérification finale, appelée la vérification des bleus, est faite à la toute fin du processus, par la rédactrice.


En 2010, six personnes font partie du comité de rédaction de l'Actuelle, en l'occurrence Suzanne Bélanger (Féd. 25), Renel Bouchard, président de Tadam design graphique, Édith Loignon, responsable provinciale du Comité Arts textiles, Yolande Labrie, présidente provinciale des CFQ, Lucille Legault (Féd. 13) et Isabelle Simard, rédactrice.

« Aujourd'hui, lorsque je regarde tout le chemin parcouru depuis la naissance de notre magazine, je ne peux qu'en être fière. Je garde un souvenir merveilleux du début de notre grande aventure dans le monde de l'édition. L'Actuelle est un véhicule précieux pour notre Association », estime Noëlla Huot.

Une aide précieuse à la Fondation OLO

Depuis 1992, Les Cercles de Fermières du Québec appuient la cause de la Fondation OLO, qui vient en aide aux futures mamans issues de milieux défavorisés.

Grâce à la participation des membres des CFQ de toutes les régions du Québec, un montant de 792 293 $ a été versé à la Fondation OLO entre 1992 et 2009. Cet argent a permis à l'organisme de venir en aide à plus de 2 600 femmes enceintes en leur offrant quotidiennement, pendant leur grossesse, un oeuf, un litre de lait et un verre de jus d'orange, contribuant ainsi à améliorer leur alimentation et, par le fait même, celle du bébé à naître.

Au Québec, une femme sur cinq vit sa grossesse dans la pauvreté. La malnutrition, à laquelle ces femmes sont trop souvent exposées, peut compromettre sérieusement le développement du foetus et la santé du bébé.

Mise sur pied en 1991 par des spécialistes en périnatalité des CLSC, la Fondation OLO offre un soutien aux familles dans le besoin, partout en province. Un suivi professionnel est offert aux mères qui bénéficient des suppléments OLO. Ce suivi permet aux jeunes familles d'avoir accès à d'autres ressources importantes, d'acquérir de bonnes habitudes alimentaires et des connaissances propices au bien-être du nouveau-né. De plus, il favorise l'attachement parent-enfant et le développement de liens solides.

L'émission l'Actuelle

L'émission l'Actuelle diffusée à Canal Vox, de 2000 à 2003 a constitué un excellent outil de promotion pour les CFQ. Durant ces quatre années d'antenne, la popularité de cette émission a largement contribué à augmenter les effectifs dans la grande région de Montréal, en Montérégie et dans Lanaudière.

Trois animatrices se sont succédées, en l'occurrence Marguerite Blais, Claudette Taillefer et Diane Lafrance. « Au départ, cette émission s'est avérée un excellent moyen de parler du dernier livre de la série Qu'est-ce qu'on mange ? Plusieurs sujets touchant la femme et la famille étaient abordés dans cette émission mettant à l'honneur l'art culinaire et l'artisanat. Nous présentions aussi une transformation beauté et, chaque semaine, l'animatrice accueillait une personnalité connue afin d'aborder divers sujets d'actualité », raconte Yolande Labrie, qui, durant ces années, occupait le poste de présidente provinciale. Sophie Gagnon, ancienne rédactrice du magazine l'Actuelle, agissait à titre de coordonnatrice de l'émission.

Les CFQ branchés sur le Web depuis 12 ans

Le site Web des CFQ aura bientôt 12 ans. Bien des membres internautes ne peuvent plus se passer de cet outil des plus efficaces pour connaître les derniers événements des CFQ, les activités à ne pas manquer et les récentes publications. En quelques clics, ce site Web permet aux visiteurs de découvrir une mine d'informations sur des sujets qui leur tiennent à coeur : www.cfq.qc.ca

Depuis son lancement, le site connaît un énorme succès. Au fil des ans, il a remporté le prix « Coup de coeur » de la Toile du Québec, étant l'un des sites les plus en demande sur la Toile. Chaque année, il enregistre un nombre toujours grandissant de visites ; près de 495 000 visites en 2009, ce qui représente une moyenne de 1 200 à 1 600 visites par jour. Pour cette même année, un record d'achalandage a été enregistré le 6 novembre avec 788 visiteurs branchés simultanément, totalisant 2 190 visiteurs la même journée. On estime à plus d'un million le nombre de visites enregistrées depuis 2006.

C'est donc en très grand nombre que les internautes découvrent et revisitent le site des CFQ, lequel en est maintenant à sa troisième version depuis son lancement en 1998. Les visiteurs du site Web y trouvent des informations sur de multiples sujets. Les sections « art culinaire » et « artisanat passion » demeurent les grandes favorites des internautes. Ils peuvent aussi adresser des demandes par courrier électronique, acheter des livres, s'abonner au magazine l'Actuelle, adhérer aux CFQ et participer à des concours.

Véhicule incontournable, le site Web des CFQ offre aux internautes la possibilité d'entrer dans l'univers de la plus grande association féminine du Québec et d'y constater tout le dynamisme et le sentiment d'appartenance qui habitent les membres de tous âges.

Les publications : un succès monstre !

Les 20 dernières années ont été marquées par la publication de magnifiques ouvrages portant sur l'art culinaire et les arts textiles. Si la collection Qu'est-ce qu'on mange ? a permis aux CFQ de rendre accessible au grand public leur savoir-faire dans le domaine culinaire, les livres d'artisanat ont à leur tour propulsé à l'avant-scène les artisanes des quatre coins de la province.

Des cordons bleus...


Lors de la participation des CFQ à l'Expo-Québec, en 2000, un stand est destiné à la promotion des livres de recettes de la collection Qu'est-ce qu'on mange ? et plus parti­­culièrement au lancement du volume 5. Sur la photo : Francine Caron, Annette D'Astous, Huguette Robitaille et Gemma Trottier posent en compagnie de Soeur Angèle.

Pour bien des Québécois et des Québécoises, les livres de la collection Qu'est-ce qu'on mange ? demeurent une référence incontournable lorsque vient le temps de cuisiner un bon repas en famille ou entre amis. Non seulement cette collection a-t-elle permis aux membres des CFQ de faire la preuve de leurs talents culinaires, mais elle a aussi assuré à l'Association la sécurité financière essentielle à son autonomie.

Noëlla Huot était présidente provinciale au moment de la parution du livre La Table en fête, en 1987. C'est avec enthousiasme qu'elle raconte une à une les étapes de ce grand projet ayant mené à la publication d'autres ouvrages, tous plus populaires les uns que les autres.

« Nous conservions dans des boîtes des centaines de recettes élaborées par nos membres. À cette époque, afin de sensibiliser les membres à l'importance de bien s'alimenter, notre Comité Agriculture Consommation avait fait appel aux membres des 25 Fédérations afin qu'elles élaborent des menus équilibrés. Lorsque l'éditeur Richard Hamel, de Communiplex marketing, nous a approchées pour éditer notre premier livre, notre réflexe a été de sortir ces boîtes pour en explorer le contenu. »

Pour l'Association, qui cherche un moyen de financer son projet d'acquisition d'une propriété afin de donner pignon sur rue aux CFQ, ce projet tombe à point. « Un comité a fait une première sélection de recettes, que nous avons présentées à l'éditeur. Le livre La Table en fête proposait des menus pour différentes réceptions tout au long de l'année. »

Ce bel ouvrage se vend comme des petits pains chauds ! Et il s'avère un excellent moyen de financement pour l'Association. Il n'en faut pas davantage pour convaincre les CFQ de poursuivre l'aventure dans le merveilleux monde de l'édition. Le premier livre de la collection Qu'est-ce qu'on mange ? voit le jour en 1989, le second livre en 1993, suivi de près du troisième en 1994, du quatrième en 1997 et du cinquième en 2000.

« Lorsque j'ai proposé aux CFQ de produire une seconde publication, il y avait encore très peu d'ouvrages culinaires bien illustrés sur les tablettes des librairies. L'idée originale de la collection Qu'est-ce qu'on mange ? était d'aborder, en cinq volumes, la cuisine de tous les jours, la cuisine pour recevoir, la cuisine régionale au Québec, la cuisine santé et la cuisine au fil des saisons », explique Richard Hamel.

Les livres publiés entre 1987 et 2000 connaissent un succès sans précédent au Québec. Quelque 200 000 exemplaires du livre La Table en fête sont vendus, alors que le volume 1 de la série Qu'est-ce qu'on mange ? enregistre des ventes frisant les 600 000 exemplaires. Les livres publiés entre 1999 et 2000 totalisent à ce jour plus d'un million d'exemplaires vendus, du jamais vu au Québec !

Les CFQ ne pouvaient trouver de meilleures ambassadrices que leurs propres membres pour promouvoir leurs différentes publications.

« Encore aujourd'hui, admet Noëlla Huot, lorsque je visite une librairie et que j'aperçois nos livres, je ne peux m'empêcher de poser la main sur la page couverture et de ressasser tous les souvenirs qui y sont rattachés. J'en retire encore une très grande fierté. »

Le plus récent livre de cuisine publié par les CFQ est réalisé en 2005. Le livre Techniques pour mieux cuisiner réunit l'ensemble des mini-cours d'art culinaire présentés par la chef Véronique Gagnon-Lalanne dans le magazine l'Actuelle.

... aux mains agiles

Soucieuses de transmettre le patrimoine artisanal québécois aux générations futures, les membres des CFQ produisent diverses publications à saveur artisanale. Ces publications sont éditées avec la collaboration de Tadam design graphique, éditeur associé du magazine l'Actuelle.

Depuis 1992, la responsable provinciale du Comité Arts textiles, avec le soutien des membres de son Comité, réalise le Cahier du Concours d'artisanat textile des CFQ. Ce document, publié en couleurs depuis 1998, est vendu à plus de 6 000 exemplaires annuellement. Au fil des ans, ces publications totalisent plus de 1 200 pages d'information et de trucs pour réussir différentes techniques artisanales.

Le livre intitulé Les Arts textiles trésors du patrimoine est pour sa part édité en 1995. Cet ouvrage de 418 pages est réalisé grâce à la collaboration de Liliane D.-Tremblay (Féd. 25), responsable du projet et des membres du Comité Arts textiles de l'époque, en l'occurrence Marie Stella Morin (Féd. 05), Jeannette H.-Bellefeuille (Féd. 07), Géraldine Truchon (Féd. 20), Cécile Beauchemin (Féd. 24), Jocelyne Dolbec (Féd. 24), Jacqueline B.-Gariépy (Féd. 25), Jeanne K.-Daigle (Féd. 25) et Cécile Labrecque (Féd. 25).

En 2003, les CFQ dévoilent Les secrets de la courtepointe. Cet ouvrage de 160 pages, réalisé par Yolande Labrie (Féd. 04), en collaboration avec Suzanne Garneau (Féd. 08) et Georgette Leduc (Féd. 13), s'écoule à environ 20 000 exemplaires.

Finalement, encore fraîchement sorti des presses, le livre Les secrets du tissage a été publié en 2009. Cet ambitieux projet, réalisé sous la coordination de Yolande Labrie, a mis à contribution des dizaines de tisserandes d'ici, animées par le désir de partager généreusement leurs secrets et de faire naître dans les coeurs la passion du tissage.

Les secrets de longévité du Cercle Plessisville


Le Cercle Plessisville souligne chaque année l'arrivée de nouvelles membres. Les artisanes posent ici en compagnie des recrues de l'année.

Détermination, esprit d'équipe, respect, écoute et ouverture d'esprit, tels sont les ingrédients essentiels au plein épanouissement du Cercle Plessisville (Féd. 06), l'un des pionniers de notre Association. Fondé en 1915, ce Cercle n'a jamais interrompu ses opérations et figure aujourd'hui, avec ses 217 membres, parmi les Cercles les plus importants au chapitre des effectifs.

La petite histoire d'un grand Cercle

Remontons d'abord dans le temps, au 27 novembre 1915. Ce jour-là, dans la salle de l'hôtel de ville de Plessisville, une quarantaine de femmes sont réunies pour assister à la fondation du Cercle. Quelques hommes assistent à cette assemblée, notamment l'aumônier et l'agronome qui a initié le projet.

« À l'époque, les objectifs étaient de promouvoir l'entraide, l'amitié et certaines techniques artisanales, en plus de permettre aux femmes de briser l'isolement. Les réunions se tenaient le dimanche ou pendant la semaine, en après-midi », relate Réjeanne Bolduc, responsable du Comité spécial Recrutement au Cercle Plessisville.

Dès l'année suivante, le Cercle participe à une exposition d'artisanat provinciale et remporte cinq premiers prix, trois deuxièmes prix et deux troisièmes prix. Cet honneur rejaillit sur l'ensemble des membres du Cercle Plessisville.

Le dynamisme contagieux des dirigeantes du Cercle se propage rapidement. De nombreuses activités paroissiales (défilés de mode, parties de cartes, concerts et comptoirs culinaires) s'organisent afin de permettre au Cercle d'atteindre ses objectifs financiers. Toutes ces initiatives ont pour effet de mousser la visibilité du Cercle dans la municipalité.

De l'enseignement est donné aux membres tant du côté agricole, que du côté artisanal ou culturel. Tout est mis en oeuvre pour remplir la mission des CFQ, c'est-à-dire d'améliorer les conditions de vie de la femme et de la famille.

« Même durant les années difficiles de 1940 à 1950, en raison de la guerre et de la fondation de l'Union catholique des femmes rurales, les dirigeantes du Cercle Plessisville continuent de faire preuve de détermination, de générosité et de motivation. Elles mettent en place une grande exposition locale et confient aux religieuses de l'École ménagère de la paroisse les fonctions de juges », ajoute Mme Bolduc.

En 1941, la Fédération 06 voit le jour. Les membres du Cercle Plessisville participent activement aux rencontres régionales. Le perfectionnement est de plus en plus valorisé. Pendant trois années consécutives, le Cercle se classe bon premier à l'exposition de Québec.

Les services rendus à la paroisse accordent au Cercle Plessisville une place de choix dans l'activité communautaire de cette localité. Le volet artisanal constitue une force importante pour le Cercle, mais les réunions mensuelles sont aussi alimentées de discussions et d'informations sur des sujets d'actualité touchant les femmes et la famille.

L'arrivée de nouveaux organismes féminins, tels que l'AFÉAS, n'affecte en rien la visibilité du Cercle, qui continue de répondre aux besoins de ses membres.

Une force qui dure

Au fil des années, le Cercle Plessisville a su maintenir la flamme qui anime ses membres. Pour sa présidente actuelle, la 19e de son histoire, Irène Giroux, il est primordial de préserver l'esprit d'équipe, la détermination et le respect parmi les membres.

« Le sentiment d'appartenance est primordial chez nous. Des activités très variées assurent notre visibilité dans le milieu et servent aussi à renforcer cette fierté que nous avons de faire partie des CFQ », souligne Mme Giroux.

Plusieurs recrues, de plus en plus jeunes, sont accueillies avec attention dans le Cercle et ces dernières participent aux décisions. « Elles contribuent aussi à nos réussites. Les recrues ont leur place au sein du groupe et leur soif d'apprendre est importante à nos yeux », ajoute Réjeanne Bolduc.

La collaboration du Cercle dans différents projets paroissiaux rehausse l'importance et le souci qu'ont les membres de contribuer au bien-être de la communauté.

« Il n'existe pas de recette miracle pour l'engagement et la longévité de notre Cercle. Il faut y croire sans relâche et s'entourer d'une équipe dynamique, généreuse et motivée. Nous continuons d'avancer intelligemment, par notre rayonnement », termine Irène Giroux.

Le saviez-vous ?

Les cinq premiers Cercles ayant vu le jour en 1915 sont : Chicoutimi, Roberval, Champlain, Saint-Agapit et Plessisville. Les Cercles Chicoutimi, Roberval et Saint-Agapit se sont dissous pour renaître quelques années plus tard. Le Cercle Champlain n'a pas repris ses activités. Le Cercle Plessisville est le seul des cinq ayant traversé toutes les tempêtes, sans jamais interrompre ses activités.


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