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Dossiers d'intérêt
Sans relâche, les CFQ informent et sensibilisent leurs membres sur les grands enjeux touchant la femme et la famille, que ce soit par le biais de l’Actuelle ou lors de conférences dans les Cercles.
Pour que conduire rime avec plaisir
Texte : Isabelle Simard

Le travail, les courses, le bénévolat, les examens chez le médecin, les visites aux proches et aux amis, les loisirs et les voyages sont autant de prétextes qui obligent les automobilistes à prendre le volant, sans réellement penser aux conditions pouvant affecter leur sécurité routière. On prend le volant aussi naturellement qu'on décroche le téléphone, sans mesurer son degré de fatigue, ni même se demander si l'on est assez en forme pour conduire.
Rares sont les automobilistes qui, systématiquement, prennent le temps d'évaluer leur état d'esprit avant d'utiliser leur voiture. Pourtant, conduire est devenu une tâche de plus en plus exigeante.
Au Québec, depuis les 30 dernières années, le nombre de titulaires de permis de conduire augmente en moyenne de 1,5 % annuellement. Il se chiffrait à 4 973 573 en 2008. Les véhicules se déplacent toujours plus rapidement et leur affluence sur les routes ne cesse d'augmenter. Le manque de courtoisie, l'impatience et l'impulsivité de certains usagers de la route s'accentuent et, par le fait même, multiplient les risques d'accidents.
Bien que la vitesse demeure, tout comme l'alcool, l'une des deux principales causes d'accidents de la route au Québec, la fatigue au volant constitue un facteur déterminant dans 19,2 % des accidents mortels et dans 23 % des accidents avec blessures corporelles sur les routes canadiennes. Au même titre que l'alcool, l'accumulation de fatigue diminue la capacité d'un conducteur d'effectuer des tâches qui nécessitent de l'attention, du jugement et des bons réflexes.
La majorité des conducteurs surestiment leur niveau de vigilance et sous-estiment leur niveau de fatigue, mettant ainsi en jeu leur propre sécurité et celle des autres. D'où l'importance de savoir reconnaître les signes avant-coureurs de la fatigue.
Fatigue, quand tu nous tiens !
Différents facteurs personnels ont une influence sur notre résistance à la fatigue, notamment notre état de santé, notre hygiène du sommeil, notre forme physique et notre alimentation. D'autres facteurs extérieurs, tels que nos charges et nos pratiques de travail, les conditions de la chaussée, la météo et la monotonie du trajet ajoutent à l'accumulation de fatigue.
Conduire avec les facultés affaiblies ne se limiterait donc pas à la consommation d'alcool mais, plus largement, à tous ces facteurs pouvant affecter les capacités des conducteurs.
Bâiller souvent, avoir des picotements dans les yeux, changer de voie sans le vouloir, oublier de regarder dans les rétroviseurs, avoir l'impression d'être serré dans ses vêtements, avoir sans cesse le goût de changer de position, ne plus avoir de souvenir des derniers kilomètres parcourus... Lorsque ces signes de fatigue apparaissent, c'est qu'il est temps de prendre une pause et de s'arrêter dans un endroit sécuritaire pour se reposer.
La Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ) émet certaines recommandations visant à prévenir la fatigue, la somnolence et l'endormissement. Voici ce qu'elle propose aux conducteurs qui s'apprêtent à prendre le volant durant quelques heures :
- Prévoir des pauses aux deux heures et des siestes aux moments critiques.
- Planifier de s'arrêter pour prendre un café ou une collation, aérer l'habitacle et réajuster son siège.
- Éviter de traverser une zone de circulation dense dans un moment creux de la journée, période durant laquelle le métabolisme ralentit, la vigilance diminue et la fatigue se fait sentir. Éviter, autant que possible, de conduire la nuit, entre 2 h et 7 h, ou en après-midi, entre 13 h et 16 h.
- Réduire sa vitesse. Le fait de conduire à grande vitesse oblige le conducteur à traiter rapidement un grand nombre d'informations et exige une acuité visuelle supplémentaire, ce qui, à la longue, provoque la fatigue.
- Éviter la fatigue visuelle en diminuant l'éclairage du tableau de bord, en enlevant les objets qui se reflètent dans le pare-brise et en nettoyant régulièrement le pare-brise et les rétroviseurs.
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(La suite dans l'Actuelle magazine des CFQ du volume 20 numéro 2)